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Grenville sur la Rouge

 

Population : 2 782

Maire : M. John Saywell

Superficie : 321.81 km2

Site Web : http://www.grenvillesurlarouge.ca/

Courriel de la municipalité : info@grenvillesurlarouge.ca

Date de constitution : 2002-04-24

Adresse : 88 rue des Érables, Grenville-sur-la-Rouge (Québec) J0V 1B0

Téléphone : (819)-242-8762

Télécopieur : (819)-242-9341

 

 

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GRENVILLE-SUR-LA-ROUGE

 

SECTEUR CANTON DE GRENVILLE

Situé sur le Bouclier canadien, le territoire du canton de Grenville fait partie des Hautes-Laurentides, une région caractérisée par des terres peu fertiles, un large couvert forestier et la présence de nombreux lacs. La rivière Rouge, un important bassin versant de la rivière des Outaouais, le traverse du nord au sud, présentant des paysages remarquables.

Dans les premiers temps de la colonie, les Iroquois de la vallée d’Ottawa, établis sur les berges de la rivière Rouge, sillonnaient ce territoire. Au printemps de 1692, ils auraient ravagé le fort Saint-Anne, situé sur l’île de Montréal, abandonné par les Français partis combattre les Indiens le long de la rivière Richelieu. En riposte, 400 soldats français attaquèrent une centaine d’Iroquois à l’embouchure des rivières des Outaouais et Rouge. Ils les massacrèrent tous et seul le chef réussit à s’enfuir. Cette bataille marqua la fin des escarmouches et des combats meurtriers dans cette partie de la vallée d’Ottawa.

L’histoire raconte que le chef iroquois en fuite se rendit au pied des sept chutes, près de l’embouchure de la rivière Rouge, à une table de pierre nommée Table Rock, qui servait de lieu d’offrandes et de sacrifices au manitou. Les Iroquois nommaient d’ailleurs ce cours d’eau « rivière du Grand Esprit » et le considéraient sacré.

Une autre histoire ancienne raconte qu’on pouvait voir trois tombes, placées à sept pieds de distance l’une de l’autre, sur la rive est de la rivière Rouge, renfermant respectivement la dépouille d’un Français, d’un Indien et d’un Noir.

Les premiers colons blancs arrivèrent dans la région de Grenville vers 1795. Le canton fut constitué en 1808 et nommé en mémoire du baron et homme d’État anglais W.-M. Windham Grenville. Une fois arpenté et subdivisé, il accueillit un imposant groupe de colons anglais et irlandais ayant servi dans l’armée britannique.

Après être devenu municipalité du canton et de l’augmentation de Grenville en 1845, le canton fut rétréci en 1876, alors que le village du même nom devint municipalité, et encore plus tard, en 1918, avec la création de la municipalité du village de Calumet.

L’immigration irlandaise commença en 1819 et en 1828, le canton de Grenville comptait 28 familles catholiques. Elle s’amplifia jusqu’en 1848, alors que pendant le seul été de 1831, plus de 50 000 immigrants, en majorité irlandais, débarquèrent à Québec. Des centaines d’entre eux s’établirent dans la région. En 1839, le canton recensait 74 familles canadiennes et 34 irlandaises.

Malgré cela, la colonisation avait peu progressé au milieu du siècle, car une grande partie des terres appartenaient à des propriétaires qui ne les louaient que rarement et alors, en petites parcelles seulement. Puis, une épidémie de choléra frappa les habitants de Grenville en 1854. Une centaine d’entre eux furent gravement atteints et une trentaine d’autres en moururent.

En 1855, la voie ferroviaire reliant Montréal à Lachute traversait le canton de Grenville, qui avait sa propre gare.

Mais un autre malheur s’abattit sur la communauté grenvilloise en 1859, lorsque sa chapelle fut dévastée par le feu. Le choix du site où ériger une nouvelle église suscita une vive polémique, à un point tel que plusieurs familles catholiques se convertirent à la religion baptiste en signe de protestation, alors que d’autres abandonnèrent tout simplement la pratique religieuse.

L’année 1900 marqua un tournant dans l’histoire du canton de Grenville, avec la découverte d’une pierre blanche qui s’avéra être de la magnésite. L’exploitation de ce minerai contribua grandement au développement de la région et, à compter de 1907, des entreprises minières s’installèrent dans les secteurs de Calumet, Grenville et Harrington. Le chemin de fer de Calumet servait au transport de la magnésite et une des compagnies minières fit construire une voie reliant sa mine avec les rails du Canadien Pacifique, à l’est de la station de Grenville, à Marelan.

Extraire la magnésite comportait des risques et l’usine de Kilmar, située sur le chemin Kilmar, fut la scène du décès de quelques résidants de Grenville dans les années 1950.

En 1972, Dresser Industries fit l’acquisition des installations d’une des plus importantes entreprises de magnésite. En fournissant du travail à 460 personnes, elle devint un pilier de l’économie régionale. Aujourd’hui, c’est l’industrie Resco Canada qui occupe les lieux et offre 143 emplois.

Secteur Pointe-au-Chêne

La vocation touristique de ce hameau situé sur le bord de la rivière des Outaouais est née de la présence de plages sablonneuses. Aujourd’hui encore, plusieurs petites routes mènent à des chalets en bordure de l’eau.

En avril 2002, le village de Calumet et le canton de Grenville se sont regroupés volontairement, pour former la nouvelle municipalité de Grenville-sur-la-Rouge (décret 417-2002).

SECTEUR CALUMET

Le village de Calumet se situe à l’embouchure de la rivière du même nom, au confluent de la rivière des Outaouais. Son appellation aurait une double source : l’habitude des Amérindiens de fumer le calumet à cet endroit, ou la présence d’une pierre de qualité servant à fabriquer des pipes et des calumets.

À l’origine, Calumet était compris dans les limites du canton de Grenville. En 1918, celles-ci furent modifiées pour former la municipalité du village de Calumet.

Robert McIntyre, un résidant de Grenville, construisit une scierie sur l’île de Calumet en 1885. Plus tard, il acheta les installations appartenant au ministre J.K. Word. À l’époque, Calumet produisait annuellement environ deux millions de pieds de bois. La cinquantaine de familles vivant à proximité des installations de sciage constituèrent le noyau du village.

Cette activité industrielle attira de nouvelles familles, ce qui exigea la construction d’une première école, en 1897. Auparavant, pour répondre aux besoins de la population anglophone protestante, l’église anglicane Trinity Church avait été érigée en 1888, alors que la première paroisse catholique, Saint-Ludger, ne vit le jour qu’une dizaine d’années plus tard.

En plus des retombées économiques de l’industrie du bois, c’est l’implantation du chemin de fer et l’exploitation d’une mine de magnésite, de 1907 à 1945, qui ont surtout contribué au développement du village de Calumet.

Commencée au milieu du XIXe siècle, la construction d’une voie ferrée reliant Montréal à Lachute fut terminée en 1876. L’année suivante, la gare de Calumet était à son tour achevée, stimulant l’économie du village. La circulation des voyageurs et le transport de la poste et des marchandises faisaient de cette halte entre Montréal et Hull un lieu très fréquenté. Pendant que les employés alimentaient en eau l’engin à vapeur, les passagers descendaient manger au restaurant de la gare.

Cette situation allait créer diverses occasions d’affaires, dont la mise en place d’un service de traversier pour permettre aux passagers de se rendre jusqu’à L’Orignal, du côté ontarien de la rivière des Outaouais.

L’industrie de la magnésite a également profité du chemin de fer, surtout après la construction d’une nouvelle gare à Marelan, tout près de l’usine. La Canadian International Paper (CIP), installée sur l’île de Calumet, acheminait, elle aussi, un fort volume de bois par le train. Cette scierie a cessé ses activités en 1968, mais l’entreprise conserve toujours ses bureaux à Grenville.

En 1918, un incendie anéantit une bonne partie du village de Calumet, qui n’a jamais retrouvé sa prospérité d’antan. Une église catholique y fut toutefois construite en 1929 et les religieuses du Sacré-Cœur y arrivèrent en 1944. Pour sa part, la grotte de Lourdes fut érigée sur le terrain de l’église au début des années 1960.

En avril 2002, le village de Calumet et le canton de Grenville se sont regroupés volontairement, pour former la nouvelle municipalité de Grenville-sur-la-Rouge (décret 417-2002).

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